Oceanscanner

C’est grâce à leurs voyages maritimes que Darwin, De Bougainville et La Pérouse purent ouvrir de nouvelles portes dans l’univers de la connaissance.

A notre modeste niveau, nous pouvons en ouvrir une (petite) en permettant la réalisation
d’une expérience inédite à travers tout un océan.

Oceanscanner réunit des marins, des chercheurs, des entreprises et des artistes.

Une aventure maritime : la traversée d’un océan à la dérive.

Un projet scientifique : une méthode inédite de collecte de données.

Un outil permettant à des entreprises de tester du matériel.

Un projet artistique :
la réalisation d’un film sur la naissance d’un écosystème.

Mode opératoiredériver à une vitesse contrôlée d’environ 1 noeud (1,8 km/h) sur un voilier freiné par une plate-forme. Cette lenteur permettra d’effectuer des relevés, prélèvements et observations avec un maillage très serré à travers tout un océan.

Le départ se fera au mois de janvier 2019 du port de Granadilla
au sud de l’île de Ténérife aux Canaries.

La distance estimée jusqu’aux Antilles est d’environ 2 800 milles, un peu plus de 5 000 km.

A raison de 24 milles (45 km) environ parcourus chaque jour,
il faudra de 4 à 5 mois pour effectuer la traversée.

Des relevés concernant plusieurs paramètres
pourront être effectués tout au long de la traversée :

Température, salinité, densité, turbidité, fluorescence, oxygène dissous, pH,
biomasse, micro-plastiques, contaminants.

Jamais les scientifiques, qu’ils soient de France ou d’ailleurs, n’ont eu cette opportunité.

S’ils disposent de navires océanographiques, de la goélette Tara, de bouées, de satellites,
ils n’ont pas encore eu la possibilité d’effectuer autant de mesures
avec un maillage aussi serré sur une aussi grande distance.

Colomban de Vargas, directeur de l’unité du CNRS participant à l’aventure, me disait
que sur Tara ils avaient fait “seulement” 150 prélèvements environ.

Ils s’arrêtaient, prélevaient et repartaient 200 ou 300 milles plus loin effectuer d’autres mesures.

Ici, il sera possible d’effectuer des mesures, prélèvements et relevés en continu
à différentes profondeurs et ce à travers tout un océan.

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Comment sera obtenue la vitesse de dérive ?

4 composants : un voilier, un ponton, un container et une bouée.

Le voilier sera relié au ponton par des aussières (cordages).

Sous le ponton, du type barge ostréicole, sera suspendu un container de 20 pieds (6m).

Le voilier, sur lequel aucune voile ne sera hissée, sera poussé par le vent
du fait de son fardage, mais sera retenu par le ponton.

Pour que le ponton ne se mette pas travers au vent et aux vagues, il sera relié à une bouée.

L’attelage ainsi composé traversera l’Atlantique à reculons.

Un bateau de liaison  rejoindra l’attelage 4 fois pour permettre une relève d’équipage,
une récupération d’images et de prélèvements.

Une première fois à mi-chemin du trajet Canaries – Cap Vert,
une seconde fois lors de l’approche de l’archipel du Cap Vert,
la troisième fois en quittant cette zone,
une quatrième fois à mi-chemin du parcours Cap Vert – Antilles.

Cette expérience n’est pas un « one shot ».

Elle pourra être renouvelée à travers d’autres océans.

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